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Chroniques

Mardi 3 juin 2008

Présentation générale :

Nom du groupe : Opeth
Origine de la formation : Suède
Titre de l'album : Watershed
Date de sortie : 2 Juin 2008

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Tracklist :

1 - Coil
2 – Heird Apparent
3 – Lotus Eater
4 - Burden
5 – Porcelain Heart
6 – Hessian Peel
7 – Hex Omega


Limited Edition :

8 - Derelict Herds
9 - Bridge of Signs
10 - Den Staebdiga Resan



Style : Death Metal Progressif


Line-Up :

Mikael Âkerfeldt - Guitars-All Vocals
Fredrik Akesson - Guitars
Martin Mendez - Bass guitar
Martin Axenrot - Drums
Per Wiberg - Keyboard


Chronique :


Trois ans après leur dernier effort, Ghost Reveries, assez discuté, Les choses ont bien changées pour Opeth. En effet, Mikael Âkerfledt doit faire face au départ de deux membres du groupe, et non dés moindres, puisqu'après le départ de Martin Lopez, batteur de talent au jeu très riche et pointu, officiant au sein de la formation depuis 1998, c'est Peter Lindgren qui quitte le groupe après 16 ans d'investissement dans Opeth.
Mikeal Âkerfledt ne va pourtant pas se contenter de la facilité, et pousse la prise de risque assez loin, tout en restant fidèle à ce qui fait le succès de la formation.

Le premier titre, Coil, démontre d'ailleurs très bien cet aspect et ouvre cet album de la façon la plus singulière qui soit. Ce morceaux, entièrement acoustique, aux sonorités très folk, propose un duo entre M.Akerfeldt et Nathalie Lorichs, qui n'est autre que la compagne de Martin Axenrot. Watershed s'ouvre donc sur un titre très doux et posé, mais le second morceau, Heir Apparent tranche directement avec cette ambiance intimiste. Ce titre est d'une lourdeur impressionante, la voix de Mike se fait plus menaçante que jamais, et ne laisse pas une seule part d'ombre au chant clair. Veritable condensé de violence, ce morceau se caractérise par une montée en puissance terrible qui amène sur une outro plus aerienne. Lotus Eater propose plus de compromis, et sa structure alambiquée laisse place à diverses ambiances, parfois assez tordues. La quatrième piste fait figure de ballade; Burden est un titre très fort et intense, inspiré des grands tels que Scorpions ou Uriah Heep, où les parties violentes sont un instant mises de coté. Akerfledt s'essaye sur ce morceau à des lignes de chant très peu explorées jusqu'à maintenant, et compose avec ce titre, un des plus belle pièce de sa carrière musicale, selon moi (raaaah, quel solo !). Porcelain Heart est un morceau assez spécial, bien qu'il fasse légèrement echo à The Grand Conjuration, de l'album Ghost Reveries, et même à To Rid the Disease, de Damnation, dans ses parties les plus calme. Ce titre, caracterisé par un riff assez doom, est articulé d'une manière assez particulière, et son interlude aux ambiances quasi-médiévales reste assez singulière. Hessian Peel est un morceau assez synthétique de l'album, le plus long de l'opus, et représente plutôt bien le savoir faire d'Opeth, sous tous les aspect. Hex Omega, assez planant et aerien, est un bon choix pour clore ce neuvième album du groupe.

Si Watershed reste dans la continuité de l'oeuvre globale d'Opeth, cette nouvelle contribution apporte son lot de nouveautés qui en font un album singulier, témoin d'un perpetuel désir, chez Mikeal Akerfeldt de se renouveller et d'aller toujours plus loin. Watershed est un album assez sombre, c'est ce qui rend certains titres assez paradoxaux, leur sonorités parfois entrainantes trahissant leur réèl contenu. Le recours aux accords majeurs, bien plus présents que sur n'importe quel autre album d'Opeth, témoigne de cet aspect.
Les interventions du clavier, sont elles, plus fréquentes mais aussi plus flagrantes, que sur Ghost Reveries, Per Wiberg nous gratifiant même d'un solo d'orgue hammond sur Burden. Le jeu de batterie est lui aussi different : Martin Axenrot fait de son mieux pour adapter son jeu à celui d'Opeth, et il faut bien avouer que succéder à un batteur de la qualité de Matin Lopez n'est pas tâche facile. Mais Axenrot a fait beaucoup de progrès depuis son arrivée au sein d'Opeth, et a développé considérablement son jeu.
J'aimerai aussi revenir sur un aspect que j'évoquais plus haut, est le chant de Mike. Lui aussi a évolué, je le trouve plus assuré, plus juste, et plus ambitieux également, surtout en ce qui concerne les voix "clean".
Un autre élément fort appréciable de Watershed, et pas forcément présent sur d'autres albums de leur discographie, il s'agit des outros qui apportent de la personnalité et de la variété à cet opus. Par exemple, celle de The Lotus Eater, ou la guitare désacordée de Burden, qui confèrent aux compositions un petit plus, qui certes relève du détail, mais reste toujours bienvenue.
La production, toujours assurée par Jens Borgen, est encore une fois très soignée, et reste dans le même ton que les albums précédents.
Watershed est donc un album assez déroutant, qui peut destabiliser les fans à la première écoute, comme je l'ai été, quelques écoutes sont nécessaires afin de bien apprivoiser l'album. Mais il n'en reste pas moins un excellent album, varié, sensible et puissant, et même si les riffs de Peter Lindgren et les patterns de batterie jazzy de Martin Lopez manquent parfois, Mike Akerfeldt est parvenu à relever ce défi, et a proposer un album qui ne tachera pas la belle discographie d'Opeth.

9/10
Par Svar
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Dimanche 1 juin 2008

Présentation du groupe

Nom du Groupe : Moonsorrow
Origine de la formation : Finlande
Titre de l'album : Tulimyrsky
Date de Sortie : 30 avril 2008


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Tracklisting


1 - Tulimyrsky (29'45)
2 - For Whom the Bell Tolls (Metallica Cover, 7'43)
3 -
Taistelu Pohjolasta (2008 version, 8'11)
4 - Hvergelmir (2008 version, 9'30)
5 - Back To Noth (Merciless Cover, 13'08)


Genre : Pagan Metal







Line-Up :

- Ville Sorvali - vocals, bass
- Mitja Harvilahti - guitars
- Henri Sorvali - guitars, keyboards
- Marko Tarvonen - drums
- Markus Eurén - keyboards



 Chronique : 


Après un album excellent sorti il y a tout juste un an, V- Havitetty, Moonsorrow nous propose son premier EP.
N'en jugez pas à sa qualifiquation, cet EP dure tout de même près de 68 minutes, ce qui parait en fin de compte peu étonnant quand on connait le groupe, et ses habitudes à composer des morceaux de pas moins de 15, 20, voire 30 minutes. C'est plutôt du point de vue du contenu que cet effort tire cette appellation. En effet, Tulimyrsky ne comporte qu'un seul titre inedit du groupe, le titletrack, le reste étant soit des reprises, soit des morceaux empruntés à leur toutes premières demos, entièrement revisités et réenregistrés.
Le premier titre, le titletrack donc, est très satisfaisant, jonglant une fois de plus parfaitement entre les passages très musclés et véloces, typique du Black/Pagan, et des ambiances plus planantes chères à Moonsorrow. Il me semble que cette chanson est assez représentative de ce que fait et a pu faire le groupe.
Le second titre est assez anecdotique, puisqu'il s'agit d'une reprise du célèbre For Whom the Bell Tolls de Metallica. La reprise s'écarte assez de l'original, le groupe se permet pas mal d'ecarts, en adaptant largement le morceaux à leur style, mais le tout reste reconnaissable et plutôt bien executé. Seul le chant écorché de Henri Sorvali, assez inhabituel, peut paraitre assez déroutant au premier abord.
Les deux titres suivants,
Taistelu Pohjolasta et Hvergelmir, respectivement issus des demos Tama Ikuinen Talvi (1999) et Metsä (1997) , sont assez fidèles aux versions originales, même si on note quelques modifications, comme la suppression de l'intro de Taistelu Pohjolasta, mais la production de meilleure qualité les rendent plus facile à apprecier, et plus efficaces. La formation finlandaise choisit une reprise du groupe de Thrash/Death suedois, Merciless, avec le morceau Back to North. Je ne connais malheureusement pas la version originale, mais le titre est très convainquant, et Moonsorrow parvient une fois de plus à approprier son style à celui de Merciless, et clos ainsi cet effort de la meilleure façon qui soit.

Tulimyrsky est donc une petite parenthèse dans le parcours des finlandais de Moonsorrow, qui mèle du vieux avec du neuf, de la création avec de la reproduction. Un EP qui ne déroutera pas les fans, le groupe reste fidèle à ce qu'il sait faire de mieux, et nous fait doucement patienter la venu d'un nouvel album...

7/10

Par Svar
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Mercredi 21 mai 2008

Présentation du groupe

Nom du Groupe : Jon Oliva's Pain
Origine de la formation : USA
Titre de l'album : Global Warning
Date de Sortie : 22 Mars 2008


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Tracklisting


1 - Global Warning
2 - Look At the World
3 - Adding the Cost
4 - Before I Hang
5 - Firefly
6 - Master
7 - The Ride
8 - O to G
9 - Walk Upon the Water
10 - Stories
11 - Open your Eyes
12 - You Never Know
13 - Someone/Souls

 


 

Genre : Heavy Metal / Progressif / Rock

 


Line-Up :


- Jon Oliva - Chant, claviers
- Matt Laporte - Guitare
- Christopher Kinder - Batterie
- John Zahner - Claviers
- Kevin Rothney - Basse

 

Chronique :


Pour replacer les choses dans leur contexte, Global Warning, est le quatrième effort du groupe, Jon Oliva's Pain, projet l'ex-Savatage, Jon Oliva, qui sévit depuis 2004. Globalement, la formation donne dans un heavy metal, assez orchstral, jouant entre rock hérité de Savatage, et un metal plus moderne. Jon Olivia, qui officie dans le metal depuis plus de 25 ans, n'en reste pas moins un homme de son temps, qui sans oublier ses racines, loin de là, n'enterre pas pour autant son groupe dans des clichés d'une autre époque.

Global Warning est un album varié, alternant titres dynamiques, toujours bien menés, dominés par la voix rocailleuse du charismatique et imposant chanteur, et morceaux plus calmes, souvent porteur d'une émotion particulière. En effet, Jon Olivia a utilisé des pistes enregistrées dans les anées 80, avec son frère Criss, décédé en 1993, lui aussi ex-membre de Savatage, qui forment l'ossature de six des treizes titres de l'album. Une manière pour le leader du groupe d'investir de nouveau son frère dans son travail, celà même 15 ans après la mort de celui ci, et d'ainsi rester proche de l'oeuvre de Savatage.  Si cet opus ne constitue pas réellement un concept album, il est tout de même porteur d'un message assez critique sur l'etat du monde en général, ce qu'exprime plutôt bien la pochette et le titre du disque. Les textes, vous l'aurez compris, font références à toutes sortes de maux dont souffre la planète, écologiques ou sociaux, et abordent des problèmes tels que la guerre, le terrorisme...

Global Warning commence par le titletrack, en grande partie instrumental, sobrement et minutieusement orchestré, et déjà, les influences de Queen renvendiquées par Jon Oliva se font entendre. Influences clairement évidentes dans le second titre, Look at the World, avec ses choeurs, l'intervention du piano et les phrasés de guitares toujours bienvenus, très réussis, composotion qui fait bien taper du pied. Le troisième titre, plus péchu, Adding the Cost, clos ce mini concept que forme ce début d'album. La suite propose des compositions variées, des titres commes Adding the Cost, Before I Hang, Master, morceau assez anecdotiques, à la structure mécanique et aux voix futuristes, mettant en scène un ordinateur qui contrôle des vies humaines, Stories ou You Never Know, sont dynamiques et très percutants. D'autres, comme Firefly, O to G, ou Open Your Eyes, font figure de ballades. Etant moins receptif à ce genre de titres, j'avoue que ce coté de l'abum me plait moins, d'autant plus que certaines paraissent un peu convenues, poussives, et cèdent parfois à la facilité, mais elles se défendent pour la plupart bien, et offrent cependant de bons moments. J'apprécie particulièrement les parties de guitares, assurées par Matt Laporte, qui offrent des mélodies accrocheuses, des solis toujours carrés, bien placés, qui sans faire dans la démesure, apporte un feeling et une technique particulière à l'album, et des passages harmonisés très efficaces. A noter que le guitariste Ralph Santolla (Deicide, Obituary...) est invité sur deux morceaux, Adding the Cost et You Never Know.

Global Warning est donc un album riche et diversifié, qui fait revivre en quelque sorte l'oeuvre de Savatage, et c'est pour celà qu'il s'adresse aussi bien aux fans de la première heure, qu'aux personnes découvrant seulement le travail de Jon Oliva. Une sortie très agréable de ce début d'année, quoi qu'il en soit.

 

7/10

Par Svar
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Mardi 29 avril 2008

We Were In Ligue With Satan !!!

 

Présentation du groupe

Nom du Groupe : Zimmers Hole
Origine de la formation : Canada
Titre de l'album : When You Were Shouting At The Devil... We Were In Ligue With Satan
Date de Sortie : Mars 2008


 

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Tracklisting

1 - When You Were Shouting At The Devil... We Were In Ligue With Satan
2 - We Rule The Fucking Land
3 – Flight of the Knight Bat
4
– 1312
5 - Devil's Mouth
6 – The Vowel Song
7 – Fista Corpse
8 – Anonymous Aesophagus
9 – Alright
10 – Hair Doesn't Grow on Steel
11 – What's my Name... Evil !

Bonus Version Européène :
12 – We Were In Ligue With Satan
13 – Fuck my Acking Tits

Genre : Thrash/Power Metal


Line-Up


- Chris "The Heathen" Valago - Chant
- Jed Simon - Guitares
- Gene Hoglan - Batterie
- Byron Stroud - Basse

 

Chronique  :


Si  vous avez déjà jeté un oeil sur le line-up, vous aurez constaté que les trois quarts des musiciens du groupe sont des (ex-)membres du regretté Strapping Young Lad. Manque seulement à l'appel le grand Devin Townsend, mais rassurez vous, il n'est jamais très loin, puisque c'est lui même qui se charge de la production de l'album. La question qui peut se poser est : "Mais qui est ce Heathen ?" Et bien, ça va vous paraître très étonnant, mais vous avez sans doute plus l'entendre sur des albums de SYL, puisque Chris Valago (alias The Heathen) a assuré quelques plans vocaux pour le groupe, et puis le groupe de Devin Townsend.
Vous vous en doutez, avec cette jouyeuse bande de barbares, Zimmers Hole ne fait pas dans la dentelle. En fait, si le groupe se veut musicalement assez proche de Strapping Young Lad, par la lourdeur des riffs, les patterns et blast beats endiablés de Gene Hoglan, toujours aussi imposant... de technique, et celle volonté de liberer toujours plus de puissance, Zimmers Hole propose en même temps une nouvelle formule, misant davantage sur le second degré et la parodie. When You Were Shouting At The Devil... est donc un album plutôt varié, et celà, on le doit beaucoup à l'incroyable performance vocale de Chris Valago, impressionant par sa tessiture et par le large panel de voix qu'il maitrise, et qu'il met à l'oeuvre très efficacement dans Zimmers Hole. Du chant type Death metal au hurlement typiquement heavy, The Heathen sait tout faire, et ça c'est vraiment un excellement point pour le groupe. When You Were Shouting At The Devil...  prèche donc l'humour, parfois très primaire (la séquance du personnage bourré qui pète en jouant de l'harmonica pour ne citer qu'elle), parfois thrash (Anonymous Aesophagus, l'"oesophage anonyme", je vous laisse deviner ce que bien raconter une chanson pareille, car oui, c'est bien ce que vous imaginez) ou qui s'attaque à des grands du metal comme Manowar (Hair Doesn't Grow on Steel) dans des parodies délirantes. On note aussi les différents clins d'oeil faits au groupe Mötley Crüe : Le titre de l'album n'est pas sans rappeller le Shout At The Devil du groupe précité, et bien sûr les magnifiques paroles de Hair Doesn't Grow on Steel : "We need true heroes, not Vince Neil !"

Le tout executé d'une manière très directe, par des titres assez courts, mais qui rentrent immédiatement dans la tête, et qui font mouche à tous les coups. D'ailleurs, plus d'un titre ont des allures de véritables hymnes par dessus lesquelles on chante et headbangue comme un dégénéré, comme We Rule The Fucking Land, très heavy, où dans un autre registre, Fista Corpse, avec son riff mechanique et la voix gutturale et grasse de Chris Valago. L'album comporte des chansons bonus suivant la version. Pour nous européens, un morceau acoustique de grand délire absolu, Fuck my Acking Tits (je vous laisse traduire...)

When You Were Shouting At The Devil est donc un condensé de gros riffs, de très bons solis bien placés (Jed Simon laisse plus facilement courir ses doigts, étant donné que Devin n'est plus là pour lui voler la vedette), d'humour décalé et de bonne humeur., jouant sur les clichés Le tout baigné dans une production ultra lechée signée Devin Townsend. Il n'y a rien a ajouté. C'est directe, ça se prend comme ça vient, mais ça n'en demeure pas une grosse claque ! Zimmers Hole s'impose comme digne successeur de Srapping Young Lad, et non pas comme un all star band qui vient combler les trous.


 

8,5/10

Par Svar
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Lundi 28 avril 2008
Présentation générale :


Nom du Groupe : Septicflesh
Origine de la formation : Grèce
Titre de l'album : Communion
Date de Sortie : 17 mars 2008


Pointer  Myspace

 

Tracklisting

1 - Lovecraft's Death
2 - Anubis
3 - Communion
4 - Babel's Gates
5 - We, The Gods
6 - Sunlight Moonlight
7- Persepolis
8 - Sangreal
9 - Narcissus

Genre : Metal Extrème Orchestral


Line-up

-Seth Siro Anton - basse, chant
-Sotiris V. - chant, guitare.
-Chris Antoniou - guitare, claviers, orchestrations
-Fotis Benardo - batterie



Chronique :


Après le remarquable Sumerian Daemons, sorti en 2003, Septicflesh (en un seul mot, désormais) refait surface avec un nouvel opus intitulé Communion.  Cinq ans d'absence donc, pour la formation grècque, qui vient de se reformer suite à un split assez brutal et désolant, et qui compte bien marquer le coup avec un album ambitieux, mettant à l'oeuvre un orchestre de 80 musiciens et 32 choristes (Orchestre philarmonique de Prague), et en signant chez le prestigieux label, Seasons of Mist.
Communion s'annonce donc comme un album très orchestral, grandiloquant et épique. La messe est dite dés le premier morceaux, Lovecraft's Death, qui plonge d'emblée l'auditeur dans l'ambiance sombre et dérangeante de la galette.
Ce qui se remarque tout de suite, c'est la production, précise et lourde conférant à Communion une puissance je dois dire très appréciable. En effet, l'album à été enregistré au studio Fredman, qui a déjà fait ses preuves en matière de production et de qualité de son. Les arrangements sont pointus et bien équilibrés. La seule critique que je pourrais formuler à ce sujet est que malgré la qualité de production, elle ne colle pas parfaitement à l'ambiance, assez sombre qui se dégage de Communion, je la trouve trop "claire", et les guitares réglées trop hautes.

Cet opus, s'il est loin d'être mauvais, ne sera pas à la hauteur de son prédécesseur, Sumerian Daemons.
Prévisible ? Sans doute, le groupe avait vraiment placé la barre très haute, et réitérer un tel exploi n'est pas forcément tâche simple. Mais je persiste à croire que certaines faiblesses auraient pu être évitées.
Communion se révèle en fin de compte assez linéaire, et ne propose pas vraiment d'excellents titres, à part peut-être Babel's Gates, veritable rouleau compresseur, qui parvient à trouver un bon équilibre entre la puissance des guitares et des voix gutturales, et les orchestrations. Pour la performance mélodique, préférez Anubis, titre assez aerien et posé, qui conserve une lourdeur implacable. Pour le reste, les morceaux s'enchainent, sans se démarquer vraiment les uns des autres, et le tout forme un ensemble trop homogène d'à peine 39 minutes. On passe tout de même de très bons moments, avec Persepolis, ou Sangreal, par exemple, avec son riff sourd et véloce. Mais rassurez vous, aucun morceau n'est véritablement à jeter. Toutes les compositions sont bonnes, mais le problème réside dans un aspect trop compact de l'album.
On note le retour des interventions en voix claires de Sotiris V  sur certains morceaux, comme Anubis, Sunlight Moonlight ou Sangreal, qui apportent un plus à l'album, mais je dois avouer peu convainquantes, car un peu trop nasillardes, mais rien d'insupportable rassurez vous.
Communion possède d'indéniables qualités, en mettant en avant une ambiance intéressante et en exploitant des éléments historiques et mytologiques, il s'éfforce de conserver les aspects épiques qui font la renommée du groupe, à travers des orchestrations vraiment honorables,  mais il souffre de quelques maladresses qui le rendent hélas moins bon que Sumerian Daemons, qui se voulait plus varié.
La bande à Antoniou à vraiment fait du bon travail, mais le problème, c'est qu'on a l'impression que cet album est un genre de démonstration pure et simple des capacités du groupe. Je ne retrouve plus l'émotion présente sur Sumerian Daemons, et sa finesse d'écriture. J'ai plutôt la sensation d'un déballage d'orchestration et de choeurs, aussi impressionants et épiques puissent-ils être, sans vraiment s'attarder sur une composition soignée et réfléchie. Communion se veut plus directe que son prédécesseur, et certains s'en réjouirons peut-être.
Pour ce retour, la formation grècque parie sur un album melant tout ce qui fait la force et les qualités du groupe, on y retrouve des éléments de Ophidian Wheel, Revolution DNA ou Sumerian Daemons. A l'écoute, c'est du Septicflesh pur jus, pas de soucis, et c'est pour celà qu'il ne déroutera pas les fans, si ce n'est les décevoir légèrement.
Septicflesh pose les bases de son retour avec un opus qui s'en tire honorablement, mais le souvenir trop présent du fabuleux Sumerian Daemons dans la tête des fans risque de creer quelques déceptions, bien que Communion soit un album à apprecier comme il se doit, alors, ne crachons pas sur la soupe.


6,5/10
Par Svar
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