Opeth - Watershed

Publié le par Svar

Présentation générale :

Nom du groupe : Opeth
Origine de la formation : Suède
Titre de l'album : Watershed
Date de sortie : 2 Juin 2008

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Tracklist :

1 - Coil
2 – Heird Apparent
3 – Lotus Eater
4 - Burden
5 – Porcelain Heart
6 – Hessian Peel
7 – Hex Omega


Limited Edition :

8 - Derelict Herds
9 - Bridge of Signs
10 - Den Staebdiga Resan



Style : Death Metal Progressif


Line-Up :

Mikael Âkerfeldt - Guitars-All Vocals
Fredrik Akesson - Guitars
Martin Mendez - Bass guitar
Martin Axenrot - Drums
Per Wiberg - Keyboard


Chronique :


Trois ans après leur dernier effort, Ghost Reveries, assez discuté, Les choses ont bien changées pour Opeth. En effet, Mikael Âkerfledt doit faire face au départ de deux membres du groupe, et non dés moindres, puisqu'après le départ de Martin Lopez, batteur de talent au jeu très riche et pointu, officiant au sein de la formation depuis 1998, c'est Peter Lindgren qui quitte le groupe après 16 ans d'investissement dans Opeth.
Mikeal Âkerfledt ne va pourtant pas se contenter de la facilité, et pousse la prise de risque assez loin, tout en restant fidèle à ce qui fait le succès de la formation.

Le premier titre, Coil, démontre d'ailleurs très bien cet aspect et ouvre cet album de la façon la plus singulière qui soit. Ce morceaux, entièrement acoustique, aux sonorités très folk, propose un duo entre M.Akerfeldt et Nathalie Lorichs, qui n'est autre que la compagne de Martin Axenrot. Watershed s'ouvre donc sur un titre très doux et posé, mais le second morceau, Heir Apparent tranche directement avec cette ambiance intimiste. Ce titre est d'une lourdeur impressionante, la voix de Mike se fait plus menaçante que jamais, et ne laisse pas une seule part d'ombre au chant clair. Veritable condensé de violence, ce morceau se caractérise par une montée en puissance terrible qui amène sur une outro plus aerienne. Lotus Eater propose plus de compromis, et sa structure alambiquée laisse place à diverses ambiances, parfois assez tordues. La quatrième piste fait figure de ballade; Burden est un titre très fort et intense, inspiré des grands tels que Scorpions ou Uriah Heep, où les parties violentes sont un instant mises de coté. Akerfledt s'essaye sur ce morceau à des lignes de chant très peu explorées jusqu'à maintenant, et compose avec ce titre, un des plus belle pièce de sa carrière musicale, selon moi (raaaah, quel solo !). Porcelain Heart est un morceau assez spécial, bien qu'il fasse légèrement echo à The Grand Conjuration, de l'album Ghost Reveries, et même à To Rid the Disease, de Damnation, dans ses parties les plus calme. Ce titre, caracterisé par un riff assez doom, est articulé d'une manière assez particulière, et son interlude aux ambiances quasi-médiévales reste assez singulière. Hessian Peel est un morceau assez synthétique de l'album, le plus long de l'opus, et représente plutôt bien le savoir faire d'Opeth, sous tous les aspect. Hex Omega, assez planant et aerien, est un bon choix pour clore ce neuvième album du groupe.

Si Watershed reste dans la continuité de l'oeuvre globale d'Opeth, cette nouvelle contribution apporte son lot de nouveautés qui en font un album singulier, témoin d'un perpetuel désir, chez Mikeal Akerfeldt de se renouveller et d'aller toujours plus loin. Watershed est un album assez sombre, c'est ce qui rend certains titres assez paradoxaux, leur sonorités parfois entrainantes trahissant leur réèl contenu. Le recours aux accords majeurs, bien plus présents que sur n'importe quel autre album d'Opeth, témoigne de cet aspect.
Les interventions du clavier, sont elles, plus fréquentes mais aussi plus flagrantes, que sur Ghost Reveries, Per Wiberg nous gratifiant même d'un solo d'orgue hammond sur Burden. Le jeu de batterie est lui aussi different : Martin Axenrot fait de son mieux pour adapter son jeu à celui d'Opeth, et il faut bien avouer que succéder à un batteur de la qualité de Matin Lopez n'est pas tâche facile. Mais Axenrot a fait beaucoup de progrès depuis son arrivée au sein d'Opeth, et a développé considérablement son jeu.
J'aimerai aussi revenir sur un aspect que j'évoquais plus haut, est le chant de Mike. Lui aussi a évolué, je le trouve plus assuré, plus juste, et plus ambitieux également, surtout en ce qui concerne les voix "clean".
Un autre élément fort appréciable de Watershed, et pas forcément présent sur d'autres albums de leur discographie, il s'agit des outros qui apportent de la personnalité et de la variété à cet opus. Par exemple, celle de The Lotus Eater, ou la guitare désacordée de Burden, qui confèrent aux compositions un petit plus, qui certes relève du détail, mais reste toujours bienvenue.
La production, toujours assurée par Jens Borgen, est encore une fois très soignée, et reste dans le même ton que les albums précédents.
Watershed est donc un album assez déroutant, qui peut destabiliser les fans à la première écoute, comme je l'ai été, quelques écoutes sont nécessaires afin de bien apprivoiser l'album. Mais il n'en reste pas moins un excellent album, varié, sensible et puissant, et même si les riffs de Peter Lindgren et les patterns de batterie jazzy de Martin Lopez manquent parfois, Mike Akerfeldt est parvenu à relever ce défi, et a proposer un album qui ne tachera pas la belle discographie d'Opeth.

9/10

Publié dans Chroniques

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A
Enorme!! je l':ecoute en biucle depuis que je l'ai..Il m'avait semblé bizarre sur le coup, avec un "Heir Apparent" super bouurrin par exemple, mais tout semble, pesé, mesuré. Akerfledt nous balance ses ambiances, et moi j'en redemande!! 9/10 pour moi aussi
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S
Je préfère moonsorrow personnellement !
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A
J'l'ai malheureusement pas écouté plus que ça pour le moment, mais c'est pas le style de zik que j'ai envie d'écouter actuellement, faut dire :/<br /> <br /> En revanche, "Coil" est superbe :)
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